Publi le jeudi 19 juin 2008
Jeudi 19 juin 2008
PRATIQUER L'ART D'ÊTRE HEUREUX , ET NE RIEN FAIRE
Quant les gens me demandent:" Patricia, que fais-tu de bon ces temps-ci ?" Je réponds la vérité: "Depuis plusieurs années, je pratique l'art d'être heureuse, en ne faisant rien et en n'ayant à peu près rien de matériel en valeur. Je ne parle pas de la paresse ou de l'oisiveté là, mais de ne pas tout centrer sur le faire ou sur l'avoir de la personne". Je ne manque de rien qui est essentiel ! Bien sûr, j'aimerais bien prendre un bon bain chaud chaque soir comme dans le passé, ou une douche par jour en été. Malheureusement, je dois faire comme dans le bon vieux-temps, et me laver à la main, autant le matin que le soir. Et si je prends le risque de prendre un bain relaxant, c'est avec grand risque de tomber ou de ne pas me relever. Comme je ne peux me payer de bracelet pour alerte en cas d'accident, je place mon nouveau téléphone sans fil près de la baignoire. C'est une générosité de ma grande sœur que je remercie de tout mon cœur. A part mon loisir de l'écriture, je pratique la marche à l'extérieur aussi souvent que cela est possible. Ces temps-ci, je ne sors pas beaucoup, vu ma hanche brisée. Ah oui ! En passant, je vous informe que je serai opérée bientôt à l'Hôtel Dieu de Québec, en date du 14 août 08, pour faire changer ma prothèse de hanche gauche qui est brisée; et je saurai si une tumeur aux os, sera bénigne ou maligne. Je suis prête à tout; même au grand voyage pour le monde invisible. Mais j'aimerai bien demeurer encore sur terre, pour écrire tant de choses, aimer et être aimer. Qui vivra, verra ! J'adore les loisirs indiqués sur ma fiche, mais je ne peux pour l'instant que de les réaliser par les rêves; vu ma situation financière en dessous du seuil de la pauvreté. Je peux maintenant le dire sincèrement: j'arrive à être bien et heureuse pareil, à travers cela. Mais je n'y suis pas arrivée facilement car j'ai dû passer par le désespoir avant d'y parvenir. La morale de l'histoire : Pour être bien dans sa peau et dans son cœur, pour vivre heureux: ce n'est pas d'AVOIR pleins de choses matérielles: une spacieuse maison avec un spa, une piscine creusée, un ou deux autos dans la cour, un compte en caisse garni aux as, un amoureux ou un conjoint, un travail bien en vue et bien gradé etc. Pour être heureux, on n'a pas besoin de FAIRE pleins de loisirs sans arrêt: ni même d'être en excellente santé sans cesse; faire de la bicyclette, du ski, du bateau l'été en compagnie de copains avec bières, vins, champagnes, cigarettes, argent et sorties chaque soir; faire l'amour avec pleins de partenaires différents, d'avoir un agenda rempli à craquer, de vivre des sorties excentriques sans arrêt, d'avoir des centaines d'amis (es), ou d'amants ou maîtresses etc. Pratiquer l'art d'ÊTRE heureux, essayer d'être satisfait de ce que l'on a; de ce que l'on fait, et surtout, ce de que l'on est. C'est aussi espérer et se préparer pour le meilleur, en sachant accueillir le pire. C'est un beau défi à relever si une personne veut changer de vie, pour une vie meilleure, plus simple et plus heureuse. Je fais mon possible et je laisse l'impossible à la Vie. Je suis heureuse malgré les adversités de la vie, et je suis comme ça, c'est tout. On m'aime ou on m'aime pas. Cela ne m'empêchera pas un bon matin d'avoir pleins de choses, de faire davantage de choses et d'être heureuse quand même. A mon avis, on n'a pas le droit de se laisser bercer dans la pauvreté et dans la maladie. Il faut absolument tout faire pour s'en sortir; sauf que si rien ne fonctionne, il est important d'accepter son sort, mais sans s'y résigner. Je suis sûre que tout peut même changer et s’améliorer au moment où je ne m’y en attends le moins ! Tant mieux si je peux vivre dans l’abondance, mais en autant que je puisse continuer d’écrire et de partager etc ; je serai aussi très heureuse de ces changements que je visent à travers cet art d’être heureuse au quotidien, en ne faisant presque rien, ou l’essentiel. Et ce n’est pas par paresse que je vis comme cela, mais la vie m’a conduit jusque là, c’est tout ! Ma santé ne me permet que le minimum de choses à faire chaque jour, et quand je ferme les livres le soir, je dis "Merci" à la vie et je suis bien dans ma conscience, parce que j'ai accompli le meilleur de ce que ma condition me permet de faire. AVOIR PEU DE BIENS MATÉRIELS... FAIRE PEU DE CHOSES... MAIS PRATIQUER L'ART D'ÊTRE BIEN DANS SA PEAU ET HEUREUSE AU QUOTIDIEN, EST UN DÉFI À RELEVER POUR UNE PERSONNE QUI VEUT GOÛTER À LA PAIX ET À LA JOIE INTÉRIEURES... Patricia Turcotte © Le 08 juillet 2008Chiffon | 2008-06-19 02:00:56
